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Bienvenue dans l’ère d’Homo Videus.

Vous avez sans doute pu le constater, les temps changent. Si l’avenir peut paraître inquiétant à bien des égards, il faut lui reconnaître une certaine capacité à nous étonner et parfois, à nous émerveiller.

Dans notre domaine, celui de la communication, l’étonnement et l’émerveillement semblent être la nouvelle norme depuis une dizaine d’années. Nous avons fait le deuil des sites internet hors de prix dont la construction était réservée à des geeks initiés. Nous avons découvert que nous n’étions pas de trop mauvais communicants (qui n’a pas sa page Facebook ?).

Côté matériel, le prix, le poids et le volume de l’équipement nécessaire à la fabrication d’une photo ou d’une vidéo ont été divisé par 10. Nous tenons au creux de la main l’équivalent d’un camion satellitaires des années 90.

À la pointe de la communication, les médias traditionnels ont été les premiers à sentir le vent tourner. Ils se sont adaptés aux nouveaux usages. Nous prenons des nouvelles du monde entier du bout du doigt sur nos smartphones et les réseaux sociaux. La presse écrite publie à présent des vidéos et personne ne s’en étonne. Les journalistes répondent aux questions des lecteurs sur Facebook et cela semble être la moindre des choses. Exit la télé chez les moins de 25 ans. Les contenus des télévisions sont davantage regardés sur Facebook que derrière le petit écran !

Un ami avocat a appelé ça « Le Nouveau Monde« . Je lui emprunte régulièrement l’expression..

Nous voici donc avançant sur les épaules de Dvorak et de Zuckerberg vers l’horizon d’un monde nouveau où l’image occupe une position centrale. Stratégique. Déterminante. Incontournable.

L’image, ou plus exactement la vidéo est devenue le nouveau langage. Elle représente aujourd’hui 70% du trafic généré sur les réseaux sociaux. Elle représentera 70% de l’ensemble du trafic web d’ici 2021. Cette croissance est entamée depuis plusieurs années déjà (*) mais elle a véritablement explosé en 2016 avec la généralisation des vidéos en autoplay sur Facebook et l’avènement de la vidéo live sur quasiment tous les réseaux sociaux.

Au crépuscule de l’ère précédente, Homo Sapiens (c’est nous) rédigeait des textes, créait des illustrations, prenait des photos et parfois, mais plus rarement, réalisait des vidéos.

Homo Sapiens n’était pas très à l’aise avec la vidéo. Même s’il était devenu assez facile de tourner quelques plans, encore fallait-il les transférer vers un logiciel de montage. Les stocker. Les retrouver. Monter les plans quand on a le temps. Exporter sous le bon format. Renoncer souvent. Trouver parfois le courage d’aller jusqu’au bout et finir par diffuser… quelques mois plus tard. Trop tard. Alors quand il fallait bien produire des vidéos, Homo Sapiens se payait les services d’une agence audiovisuelle.

Les agences de production audiovisuelle font un travail remarquable mais la temporalité de leur production (plusieurs jours à plusieurs semaines) ne rend pas leur service compatible avec l’exigence de fréquence élevée de publication des entreprises sur les réseaux sociaux.

Et puis Homo Videus apparut.

Semblable en apparence à Homo Sapiens, Homo Videus semble avoir résolu une partie importante des problèmes de son ancêtre. Parfaitement adapté à son nouvel environnement, il ne redoute pas la vidéo, qu’il a, au contraire, dompté, fait sienne. Homo Videus se filme, parfois à l’aide d’une perche selfie, pour un oui ou pour un non. Quand il entend parler de culture, il sort son smartphone. Il aime partager. Quand il s’ennuie, il fait un live sur Periscope.

Au travail, Homo Videus filme son entreprise, ses astuces, ses conseils, ses produits, ses projets, ses collaborateurs, ses clients, ses réalisations. À la différence d’Homo Sapiens, Homo Videus ne considère pas chaque vidéo comme un investissement lourd et pérenne. Il privilégie la création d’objets légers, peu coûteux donc plus nombreux, répondant ainsi à une nouvelle réalité : la durée de vie d’un contenu sur les réseaux sociaux dépasse rarement les 24 heures.

Ainsi, Homo Videus ne perd pas son temps dans des montages interminables car il sait que sa vidéo doit être courte. Il ne s’embarrasse pas d’effets spéciaux complexes, de transitions tournoyantes ou de musiques pontifiantes. Il est autonome et agile. Il a débarrassé la vidéo de ses oripeaux et parle sa nouvelle langue avec une fluidité et une aisance qui laisse Homo Sapiens coi d’admiration.

Eric et moi vous invitons à rejoindre la tribu des Homo Videus. Contactez-nous.

(*) Selon Facebook France, la vidéo mobile a augmenté de 616% entre 2012 et 2015

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La video professionnelle menacée ?

Nous sommes parfois confrontés à des réactions contrariées de la part des vidéastes professionnels qui nous accusent de tuer le métier. Nos formations, supposent-ils, vont diminuer la demande.

Nous croyons que c’est faux. Les formations visent à aider les professionnels de tous poils, chef d’entreprise, communicants, marketing, consultants, artisans, etc. à s’emparer de ces nouveaux outils pour communiquer plus efficacement, en particulier sur les réseaux sociaux où la durée de vie des contenus partagés est de quelques heures à peine.

Nous croyons que les entreprises auront toujours besoin des vidéastes pour créer des contenus de qualité, léchés, intelligents, pérennes. Seuls les professionnels de la vidéo sont capables de créer des storyboards cohérents, des histoire captivantes, de présenter une couleur d’image homogène, une harmonie entre le fond et la forme. L’écriture vidéo est une écriture fine, littéraire, qui s’acquière avec le temps, de la sueur et des larmes. Eric et moi en savons quelque chose qui avons passé des mois cumulés derrière Final Cut Pro, Avid, ou Premiere pour des productions pro, pour la télévision.

Cette qualité nécessaire pour les entreprises, on le sait, prend du temps et elle a un coût.

Or, la communication des entreprises a évolué. La temporalité n’est plus la même. « Partout et tout le temps » est la nouvelle norme. Aujourd’hui Facebook réunit quotidiennement 30 millions de français. Les contenus produits par les chaînes de télévision sont davantages regardés sur les réseaux sociaux que derrière le petit écran. Les internautes abandonnent les moyens d’information traditionnels pour les réseaux sociaux.

Cette évolution, les entreprises doivent la prendre en compte. S’il fallait nourrir sa communication exclusivement de vidéos réalisées par des professionnels sur les réseaux sociaux, ces entreprises n’en auraient tout simplement pas les moyens. En admettant que les budgets communication soient illimités (on peut rêver), cette production n’aurait aucun sens car les contenus publiés sur les réseaux ont une durée de vie de vingt-quatre heures. Dans le meilleur des cas.

Or vingt-quatre heures après l’évènement, l’information n’a plus aucune valeur.

Dans l’entreprise, chacun a le droit de se former pour produire une image correcte, avec un son clair et de diffuser sa pastille sur Facebook ou YouTube. Chacun a le droit de profiter de la puissance de son appareil pour produire de façon autonome et rapidement des objets performants qui vont porter l’image de son entreprise et lui donner de la notoriété.

Avec Eric nous pensons que donner l’accès à chacun à la vidéo n’est pas néfaste aux vidéastes profesionnels (dont nous sommes) mais peut, au contraire, permettre aux entreprises de prendre conscience du formidable impact de ces formats et de les amener à mesurer par elle-mêmes les limites d’une auto-production. Donc de se tourner vers les pros pour des productions plus conséquentes.

Vos commentaires sont les bienvenus.

Lionel

@lionelmyszka