La video professionnelle menacée ?

Nous sommes parfois confrontés à des réactions contrariées de la part des vidéastes professionnels qui nous accusent de tuer le métier. Nos formations, supposent-ils, vont diminuer la demande.

Nous croyons que c’est faux. Les formations visent à aider les professionnels de tous poils, chef d’entreprise, communicants, marketing, consultants, artisans, etc. à s’emparer de ces nouveaux outils pour communiquer plus efficacement, en particulier sur les réseaux sociaux où la durée de vie des contenus partagés est de quelques heures à peine.

Nous croyons que les entreprises auront toujours besoin des vidéastes pour créer des contenus de qualité, léchés, intelligents, pérennes. Seuls les professionnels de la vidéo sont capables de créer des storyboards cohérents, des histoire captivantes, de présenter une couleur d’image homogène, une harmonie entre le fond et la forme. L’écriture vidéo est une écriture fine, littéraire, qui s’acquière avec le temps, de la sueur et des larmes. Eric et moi en savons quelque chose qui avons passé des mois cumulés derrière Final Cut Pro, Avid, ou Premiere pour des productions pro, pour la télévision.

Cette qualité nécessaire pour les entreprises, on le sait, prend du temps et elle a un coût.

Or, la communication des entreprises a évolué. La temporalité n’est plus la même. « Partout et tout le temps » est la nouvelle norme. Aujourd’hui Facebook réunit quotidiennement 30 millions de français. Les contenus produits par les chaînes de télévision sont davantages regardés sur les réseaux sociaux que derrière le petit écran. Les internautes abandonnent les moyens d’information traditionnels pour les réseaux sociaux.

Cette évolution, les entreprises doivent la prendre en compte. S’il fallait nourrir sa communication exclusivement de vidéos réalisées par des professionnels sur les réseaux sociaux, ces entreprises n’en auraient tout simplement pas les moyens. En admettant que les budgets communication soient illimités (on peut rêver), cette production n’aurait aucun sens car les contenus publiés sur les réseaux ont une durée de vie de vingt-quatre heures. Dans le meilleur des cas.

Or vingt-quatre heures après l’évènement, l’information n’a plus aucune valeur.

Dans l’entreprise, chacun a le droit de se former pour produire une image correcte, avec un son clair et de diffuser sa pastille sur Facebook ou YouTube. Chacun a le droit de profiter de la puissance de son appareil pour produire de façon autonome et rapidement des objets performants qui vont porter l’image de son entreprise et lui donner de la notoriété.

Avec Eric nous pensons que donner l’accès à chacun à la vidéo n’est pas néfaste aux vidéastes profesionnels (dont nous sommes) mais peut, au contraire, permettre aux entreprises de prendre conscience du formidable impact de ces formats et de les amener à mesurer par elle-mêmes les limites d’une auto-production. Donc de se tourner vers les pros pour des productions plus conséquentes.

Vos commentaires sont les bienvenus.

Lionel

@lionelmyszka

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s